Sunday, 28 February 2010

Chinese banks

Hole sale
Feb 25th 2010 | HONG KONG
From The Economist print edition
Capital calls by Chinese financial institutions elicit questions

THE bill for China’s bank-lending spree is coming due. An announcement on February 23rd by China’s fifth-largest lender, the Bank of Communications (BoCom), of a 42 billion yuan ($6.15 billion) rights offering, created a stir in Asian financial markets—not because it was unexpected, but because it represents the biggest fund-raising effort by a mainland company since the heady days of 2007.

The move follows similar announcements by two other Chinese financial institutions, the Bank of China and China Merchants Bank. Smaller institutions have also been busily raising money, either through initial public offerings or direct placements to state-owned industrial companies. All told, some 200 billion-250 billion yuan has been raised in the past six months, according to Bill Stacey, an analyst with Aviate Global, a Hong Kong brokerage firm.

At the very least the money is needed to offset a massive lending boom last year. To augment stimulus spending by the central government, China’s state-controlled banks expanded their balance-sheets by one-third, or almost 10 trillion yuan. An increase in loans inevitably requires an increase in capital in order to maintain prudent buffers. When expansion of credit occurs gradually, this can come from reinvested profits. When lending explodes as it did in China, fresh funds are a necessity.

By raising money, BoCom’s core Tier-1 capital ratio will jump from a barely adequate 8% to more than 10.4%. Believers in China’s banking system will say this not only fills the capital hole but creates room for yet more growth ahead. Sceptics will lean toward another conclusion, wondering whether the capital boost is an effort to get ahead of a massive surge in bad debts that will emerge from the remarkable surge in credit last year.

There is no hard evidence yet for this concern. Quite the opposite. Ratios tied to non-performing loans held by Chinese banks have been improving. But that is arguably a worry in itself: turbocharged credit creation rarely, if ever, comes without a cost. Anecdotal reports abound that regulators are requiring banks to put aside reserves for as much as 200% of non-performing loans, an egregious amount unless the underlying accounts are suspect.

Such opacity in book-keeping may have been common several years ago, say the system’s supporters, but is less feasible now because Chinese banks have been listed on exchanges, and so answer not only to the Chinese government but also to shareholders, who would not permit credit to be subject to political goals. Reports this week that Chinese banks have been told by their regulators to lend more to small businesses and less to the financing arms of local governments suggests that the truth is rather different.

Tuesday, 26 January 2010

Chine : la politique bancaire inquiète les marchés

[ 26/01/10 - 10H20 - Reuters ]

SHANGHAI, 26 janvier (Reuters) - L'entrée en vigueur mardi du relèvement des réserves obligatoires pour certaines banques chinoises a déstabilisé les marchés boursiers, très sensibles désormais aux modifications de la politique monétaire de Pékin.
Les marchés sont d'autant plus inquiets qu'un article de presse a révélé que les efforts de la Chine pour freiner les prêts bancaires, et éviter la surchauffe économique, rencontraient un succès mitigé. Les marchés craignent désormais l'annonce de nouvelles mesures restrictives.
Les banques chinoises ont octroyé 1.450 milliards de yuans (150 milliards d'euros) de nouveaux prêts sur les 19 premiers jours de l'année, selon le 21st Century Business Herald. Les banques chinoises avaient prêtés 1.100 milliards de yuans sur les 15 premiers jours de janvier, selon des chiffres obtenus par Reuters la semaine dernière.
Les marchés asiatiques ont fini dans le rouge et les places européennes reculaient en matinée, malgré la clôture en légère hausse de Wall Street lundi.
A Taiwan, l'indice TAIEX a perdu 3,48%, enregistrant sa plus forte baisse quotidienne en six mois tandis qu'à Shanghaï, l'indice composite reculait de 2,4% pour toucher son plus bas niveau depuis près de trois mois en clôture. A Hong Kong, le Hang Seng reculait de 0,7% en matinée.
Les matières premières et les devises considérées à haut rendement ont été affectées tandis que le yen japonais , jouant son rôle de valeur refuge, était très recherché.
La pression mise sur les banques fait suite à de premières mesures mises en place par la banque centrale chinoise pour rompre progressivement avec la politique monétaire ultra-accommodante qui a contribué au rebond rapide de la croissance économique chinoise et de celle des pays voisins.
PAUSE POUR LE NOUVEL AN
La banque centrale a toutefois surpris les marchés mardi en laissant inchangé le rendement de ses titres obligataires à un an, à 1,9264%, alors qu'on attendait 1,97%. Lors de chacune de ses deux précédentes adjudications, la Banque populaire de Chine avait augmenté ce rendement de huit points de base.
La banque centrale, qui retire des liquidités des marchés depuis plusieurs semaines, s'est également abstenue de drainer des fonds du marché monétaire via des accords de rachats de papier à court terme, signalent des traders.
Mais, selon les spécialistes, il ne s'agit sans doute que d'une pause dans le tour de vis monétaire. Cette pause viserait à maintenir suffisamment de liquidités dans le système en prévision des congés du Nouvel an lunaire, qui dureront une semaine à partir du 14 février.
De nombreux analystes anticipent déjà une reprise du resserrement monétaire en Chine après les vacances du Nouvel an, ce qui pourrait déboucher sur une augmentation des taux directeurs.
Reuters avait rapporté la semaine dernière que Citic Bank , septième établissement de crédit du pays, et Industrial and Commercial Bank of China (ICBC) avaient reçu pour instruction de relever leur ratio de réserve après des prêts jugés excessifs.
Ce relèvement s'ajoute à celui, général, de 50 points de base, décidé le 12 janvier et entré en vigueur six jours plus tard. (Plus de détails: )
(Victoria Bi et Jason Subler, version française Marc Angrand et Danielle Rouquié)